L’eau potable n’est plus un problème pour les habitants d’Essaouira. En effet, les grands chantiers lancés, en 2006, pour la mise à niveau du réseau d’alimentation sont aujourd’hui achevés. Le projet confié à l’Office national de l’eau potable (ONEP) a nécessité une enveloppe de 120 millions de DH. Enveloppe financée par la Banque africaine de développement (BAD)
«L’objectif était de remédier aux perturbations constatées en période de haute fréquentation touristiques et durant les festivals», explique Redwane Khanne, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCIS) d’Essaouira. Actuellement, la ville compte plus de 80.000 habitants. A cette population s’ajoutent près de 20.000 personnes en haute saison.
L’agglomération est maintenant alimentée en eau à partir de 4 puits, une source et cinq forages. La capacité de production actuelle est de 270 l/seconde. Ce débit permettra d’assure les besoins en eau jusqu’en 2030.
Le projet de renforcement a consisté en la réalisation de stations de pompage sur trois forages ainsi que deux réservoirs. Des conduites d’eau d’une longueur de 47 km ont été installées depuis la nappe phréatique Meskala. Différents réservoirs jalonnent aussi le trajet pour alimenter les douars des régions de Haha et de Chiadma.
Par ailleurs, les travaux pour le barrage de l’oued Ksob vont bientôt démarrer. Ce projet, de grande envergure, est estimé à 600 millions de DH. Il s’agit de réguler le débit de l’oued afin de garantir l’approvisionnement de la ville et des centres avoisinants. Le barrage a également pour objectif de protéger la station balnéaire de Mogador et la ville contre les inondations. Les agriculteurs ne sont pas oubliés non plus puisque l’infrastructure hydraulique permettra l’irrigation de près d’un millier d’hectares.
Essaouira: L’alimentation en eau potable améliorée
octobre 10, 2008 · Un commentaire
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1 réponse jusqu'à présent ↓
yvon // octobre 18, 2008 à 7:41 |
A Essaouira chaque été, en raison d’une plus forte demande et d’un manque de pression, l’eau n’arrivait pas au niveau du premier étage et c’est vrai que cette année à quelques coupures près il n’a pas manqué une goutte! C’est un grand progrès pour une grande station touristique que l’ancienne Mogador prétend devenir. Il va falloir maintenant s’attaquer au problème de l’écoulement de ces eaux, usées ou non. Ne parlons pas des jours de pluie (rares) ou la nouvelle ville se transforme en piscine mais de tous les jours ou les égouts débordent les uns après les autres dans les ruelles de l’ancienne médina. C’est un problème touristique mais aussi sanitaire.