«Toutes les prévisions établies la veille du lancement de la réforme portuaire sont dépassées», constate d’emblée Kamal Benjelloun, directeur général de l’Agence nationale des ports (ANP). A commencer par le taux de croissance du trafic des conteneurs. De 10% en moyenne au cours des quatre dernières années, ce qui se traduit déjà par un dédoublement du trafic tous les sept ans, ce taux a atteint 20% à fin octobre 2007. Du coup, la capacité du port de Casablanca qui est de 700.000 Evp (conteneur équivalent vingt pieds) a été dépassée deux ans avant la date prévisionnelle. La saturation est intervenue un an avant le début d’exploitation des infrastructures en cours de réalisation et la mise en service de Tanger Med. Or, toutes les analyses convergent vers le maintien de la tendance haussière du trafic des conteneurs. Avec des taux aussi élevés. Et pour cause! L’accélération des programmes de développement du pays, le démantèlement tarifaire et la libéralisation du transport maritime.
«Accompagner cette évolution positive revient à mettre en œuvre un plan d’actions immédiates», souligne le ministre de l’Equipement et du Transport. Et comme nous l’annoncions dans une précédente édition, la feuille de route en retient deux axes principaux: la réduction du délai de séjour et l’accélération du rythme de réalisation des infrastructures et équipements.
Il s’agit de porter la capacité à 1 million Evp à compter du deuxième semestre 2008 puis à 1,5 million à fin 2010. A l’amélioration projetée, s’ajoutera aussi un manque à traiter évalué entre 300.000 à 400.000 Evp qui doivent migrer vers le port de Tanger Med.